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24 mars 2011
« Comment évaluer les risques psychosociaux et le bien-être au travail dans son entreprise »
Les risques psychosociaux et le bien-être au travail
Selon Nathalie Gauvrit, de l’Aract, les conditions de travail, c’est tout ce qui caractérise l’activité, et qui favorise ou freine le travail d’une personne, d’un collectif.
Le travail est constitué de contraintes et de ressources pour y faire face. Selon les individus ou les collectifs, une caractéristique de cette activité peut être perçue comme une contrainte ou comme une ressource.
La prise en compte du facteur psychosocial, c’est s’interroger collectivement sur :
Quelle perception j’ai de mon travail ? des moyens pour le réaliser ?
> « quelle perception j’ai de ce qui conditionne la réalisation de mon travail … »
Si cette perception est plutôt positive (« je perçois les ressources nécessaires pour faire face aux contraintes et réaliser mon travail »), cela favorise performance et satisfaction au travail.
Si cette perception est plutôt négative (« je ne perçois pas les ressources nécessaires pour réaliser mon travail et faire face aux contraintes »), cela freine, voire dégrade cette performance et cette satisfaction au travail.
Interroger cette perception collective du travail (« Quel équilibre entre les contraintes et les ressources ? ») permet d’identifier les sources du stress au travail, c’est-à-dire les situations concrètes de tensions au travail non régulées. Pour agir, les réponses sont dans le travail.
D’où l’importance de prendre en compte ce facteur psychosocial, cette subjectivité au travail, dans toute conduite du changement en partant des perceptions individuelles et collectives pour :
améliorer la satisfaction et l’implication au travail,
rechercher la performance individuelle, collective, et donc de l’entreprise.
> Construire une performance sociale et économique de l’entreprise par l’amélioration des conditions de travail.
Gérée par les partenaires sociaux et financée principalement sur fonds publics, l’ARACT accompagne des PMEPMI dans des démarches innovantes et exemplaires d’amélioration des conditions de travail puis diffuse démarches et bonnes pratiques en région.
Pour plus d’informations : www.pdl.aract.fr
Valérie Le Bouler,DRH de la Polyclinique de l’Atlantique (PCA),
est intervenue pour faire part de son expérience concernant l’utilisation d’un outil d’analyse de la santé des salariés au travail, sous forme de questionnaire.
Cette démarche lancée sur la région nantaise, à l’initiative du Groupe Vedici, auquel appartient la Polyclinique, ainsi que quatre autres établissements de santé et de soins de suite (Clinique Saint-Augustin, Jeanne d’Arc, Brétéché et Roz Arvor), est un projet pilote qui s’étendra prochainement aux 21 autres établissements du Groupe.
Ce projet est venu s’inscrire dans une démarche de prévention des risques psychosociaux, déjà débutée à la PCA de façon informelle (formations gestion du stress, agressivité verbale et physique, permanences hebdomadaires d’une assistante sociale, soutien ponctuel de deux psychologues de l’établissement, création d’un comité addiction, entretiens annuels d’évaluation…). Ce fut donc l’occasion de fournir un diagnostic plus précis du bien-être des salariés au travail, dans une période de fortes mutations et de tensions, permettant ainsi de dégager des axes de réflexion pour la mise en place d’actions de prévention des RPS par un comité de pilotage formé de salariés volontaires, de représentants du personnel, du médecin du travail, de l’assistante sociale et de la DRH.
Il s’agit d’un tronc commun anonyme de 64 questions, soumis, via Internet, aux salariés, sur les conditions physiques de travail (pénibilité, ergonomie…), conditions sociales de travail (responsabilité, relationnel…).
A ce jour, les résultats de l’analyse ne sont pas encore connus et ne peuvent donc pas être commentés.
Valérie Ricordel, consultante en ressources humaines au sein de l’APAVE,
a présenté deux exemples de missions relatives aux risques psychosociaux.
La première concerne un groupe industriel de 1 200 personnes organisé sur 6 sites en France. Le Groupe a signé un accord avec les partenaires sociaux sur la prévention du stress et des RPS au travail. L’accompagnement par l’APAVE a permis un déploiement de la démarche sur l’ensemble des sites.
Le fonctionnement en mode projet a débuté par la constitution d’un Comité de pilotage. Puis l’intervention s’est déroulée en trois temps :
diagnostic par questionnaire WOCCQ avec restitution au Comité de pilotage,
formation de l’encadrement en vue d’intégrer les risques psychosociaux dans les pratiques managériales,
et sensibilisation de l’ensemble des opérateurs.
La seconde mission a eu lieu au sein d’une association regroupant 14 maisons de retraite. Elle s’est réalisée selon les modalités suivantes :
constitution également d’un Comité de pilotage (un préalable à ce type de mission),
constitution de groupes d’évaluation des risques psychosociaux pour 15 métiers identifiés,
formation des groupes à la méthodologie d’évaluation de ces risques,
validation de ces évaluations par le Comité de pilotage,
et préconisations en vue de réaliser des plans d’actions à visée préventive.
Pierre-Olivier Costa – Administrateur MEDEF LA
Contact : Jean-Baptiste Drouet – Chargé de mission MEDEF LA
« Comment évaluer les risques psychosociaux et le bien-être au travail dans son entreprise »
Les risques psychosociaux et le bien-être au travail
Selon Nathalie Gauvrit, de l’Aract, les conditions de travail, c’est tout ce qui caractérise l’activité, et qui favorise ou freine le travail d’une personne, d’un collectif.
Le travail est constitué de contraintes et de ressources pour y faire face. Selon les individus ou les collectifs, une caractéristique de cette activité peut être perçue comme une contrainte ou comme une ressource.
La prise en compte du facteur psychosocial, c’est s’interroger collectivement sur :
Quelle perception j’ai de mon travail ? des moyens pour le réaliser ?
> « quelle perception j’ai de ce qui conditionne la réalisation de mon travail … »
Si cette perception est plutôt positive (« je perçois les ressources nécessaires pour faire face aux contraintes et réaliser mon travail »), cela favorise performance et satisfaction au travail.
Si cette perception est plutôt négative (« je ne perçois pas les ressources nécessaires pour réaliser mon travail et faire face aux contraintes »), cela freine, voire dégrade cette performance et cette satisfaction au travail.
Interroger cette perception collective du travail (« Quel équilibre entre les contraintes et les ressources ? ») permet d’identifier les sources du stress au travail, c’est-à-dire les situations concrètes de tensions au travail non régulées. Pour agir, les réponses sont dans le travail.
D’où l’importance de prendre en compte ce facteur psychosocial, cette subjectivité au travail, dans toute conduite du changement en partant des perceptions individuelles et collectives pour :
> Construire une performance sociale et économique de l’entreprise par l’amélioration des conditions de travail.
Gérée par les partenaires sociaux et financée principalement sur fonds publics, l’ARACT accompagne des PMEPMI dans des démarches innovantes et exemplaires d’amélioration des conditions de travail puis diffuse démarches et bonnes pratiques en région.
Pour plus d’informations : www.pdl.aract.fr
Valérie Le Bouler,DRH de la Polyclinique de l’Atlantique (PCA),
est intervenue pour faire part de son expérience concernant l’utilisation d’un outil d’analyse de la santé des salariés au travail, sous forme de questionnaire.
Cette démarche lancée sur la région nantaise, à l’initiative du Groupe Vedici, auquel appartient la Polyclinique, ainsi que quatre autres établissements de santé et de soins de suite (Clinique Saint-Augustin, Jeanne d’Arc, Brétéché et Roz Arvor), est un projet pilote qui s’étendra prochainement aux 21 autres établissements du Groupe.
Ce projet est venu s’inscrire dans une démarche de prévention des risques psychosociaux, déjà débutée à la PCA de façon informelle (formations gestion du stress, agressivité verbale et physique, permanences hebdomadaires d’une assistante sociale, soutien ponctuel de deux psychologues de l’établissement, création d’un comité addiction, entretiens annuels d’évaluation…). Ce fut donc l’occasion de fournir un diagnostic plus précis du bien-être des salariés au travail, dans une période de fortes mutations et de tensions, permettant ainsi de dégager des axes de réflexion pour la mise en place d’actions de prévention des RPS par un comité de pilotage formé de salariés volontaires, de représentants du personnel, du médecin du travail, de l’assistante sociale et de la DRH.
Il s’agit d’un tronc commun anonyme de 64 questions, soumis, via Internet, aux salariés, sur les conditions physiques de travail (pénibilité, ergonomie…), conditions sociales de travail (responsabilité, relationnel…).
A ce jour, les résultats de l’analyse ne sont pas encore connus et ne peuvent donc pas être commentés.
Valérie Ricordel, consultante en ressources humaines au sein de l’APAVE,
a présenté deux exemples de missions relatives aux risques psychosociaux.
La première concerne un groupe industriel de 1 200 personnes organisé sur 6 sites en France. Le Groupe a signé un accord avec les partenaires sociaux sur la prévention du stress et des RPS au travail. L’accompagnement par l’APAVE a permis un déploiement de la démarche sur l’ensemble des sites.
Le fonctionnement en mode projet a débuté par la constitution d’un Comité de pilotage. Puis l’intervention s’est déroulée en trois temps :
La seconde mission a eu lieu au sein d’une association regroupant 14 maisons de retraite. Elle s’est réalisée selon les modalités suivantes :
Pierre-Olivier Costa – Administrateur MEDEF LA
Contact : Jean-Baptiste Drouet – Chargé de mission MEDEF LA
Tél. : 02 40 20 11 80 – e-mail : jbdrouet@medef44.fr