JVE 2011 – Comment joue-t-on collectif dans le financement des entreprises ?
Banques, Business Angel, SCOP,
réseau entreprendre, médiateur du crédit, P2RI,FSI, actionnariat salarié ?
On a sur le faire en temps de crise, pourquoi ne pas continuer ?
Youna Le Bour Feillard, gérante de LB Avocats, avocate, est spécialiste des opérations de haut bilan. Elle nous présente les intervenants de l’atelier.
Comment joue-t-on collectif dans le financement des entreprises ?
> Catherine Boucher
La Banque de France a plusieurs missions : mise en circulation de la monnaie fiduciaire, suivi de l’économie par des enquêtes annuelles, contrôle du surendettement des ménages et cotation des entreprises.
La cotation des entreprises peut nous apparaître non collective car elle s’adresse avant tout au dirigeant l’entreprise. En réalité elle l’est. Elle vise à réduire le risque des banquiers et des partenaires et donc à favoriser les partenariats pour accompagner des projets de développement économique.
> Anne Guichard En ce qui concerne le fond d’investissement, si le capital-risque est plus souple, il n’y a pas d’obligation à court terme.
Ouest croissance joue collectif, elle est en effet associée à 3 banques populaires. Nous travaillons en équipe et accompagnons les entreprises dans leurs projets de développement et de transmission : par conséquent nous jouons collectif.
II y a toujours plusieurs intervenants dans ces projets aux côtés du chef d’entreprise, qui savent jouer collectif. Nous sommes dans la « même barque » que le dirigeant.
Youna Le Bour Feillard, relance :
« S’il y a crise, êtes- vous capable de remettre de l’argent ? »
Anne Guichard précise: il faut distinguer deux situations de crise : la crise conjoncturelle d’une entreprise qui n’a pas encore souffert et la crise structurelle d’une entreprise ayant déjà souffert.
Nous ne pouvons pas soutenir toutes les entreprises. Toutefois, nous avons davantage de dossiers avec le FSI (Fonds stratégique d’investissement). II est une frontière entre l’investissement « private equity » et l’État.
II a su jouer collectif pour consolider une branche d’entreprise.
Bruno Hug de Larauze
Le choix de gouvernance de Bruno Hug de Larauze pour son entreprise fut celui de la SCOP (société coopérative et participative, anciennement société coopérative ouvrière de production).
Elle bénéficie d’une gouvernance démocratique. Les résultats et les réserves sont impartageables. De ce fait, elles ont des fonds propres meilleurs que les entreprises traditionnelles, ce qui favorise la pérennité des emplois et le développement de I’entreprise. Hormis deux ou trois cas médiatiques de fiasco de Scop, comme celui de Manufrance, la plupart d’entres elles affichent des résultats à un niveau identique des entreprises classiques.
Elles sont plus de 3000 en France. Au niveau européen, les entreprises de ce type, en Espagne, sont les seules à avoir eu de la croissance lors de la crise financière. Ses salariés y sont en effet associés majoritaires et détiennent au moins 51 % du capital.
C’est plus difficile à gérer qu’une entreprise à gouvernance classique, mais c’est une forme de management qui illustre bien le « jouons collectif ».
On a su le faire en temps de crise, pourquoi ne pas continuer ?
> Anne Guichard Lorsqu’un dirigeant a un véritable projet, Ouest Croissance joue le jeu, en entrant au capital de I’entreprise, aux côtés d’un autre fonds, et avec l’intervention d’OSEO.
Nous sommes prudents avec ceux qui ont une vision purement fiscale et qui font leur « TRI » (taux de rendement interne) à l’entrée. Ils font leur retour sur investissement au moyen du gain fiscal.
> Bruno Hug de LarauzeAu-delà de l’argent, ce qui est important c’est l’accompagnement du dirigeant. Les sociétés reprises en LBO (Leverage Buy Out) ont de meilleurs résultats que leurs concurrents sur le même marché.II y a des sociétés qui font des LBO et qui sont remarquablement structurées. II faut bien prévoir sa « sortie » et éviter d’être trop gourmand. II faut privilégier le projet du dirigeant. Bien souvent l’entrepreneur a tendance à devenir gestionnaire de patrimoine.
Sur un plan statistique, la crise n’a pas toujours facilité les choses pour les entreprises sous LBO.
Que pensez-vous de la prime salariale obligatoire en cas de versement de dividendes?
De l’avis de tous les intervenants, ce projet de loi fait l’unanimité contre lui. L’ensemble des partenaires sociaux, employeurs et salariés, y sont opposés. Cette mesure est mise en place par le pouvoir politique pour contrer les excès de certaines grandes entreprises du CAC 40.
Celles-ci ne sont qu’une minorité par rapport aux multiples PME qui couvrent le territoire. Cette mesure ne favorisera qu’une minorité des salariés, travaillant dans des entreprises de plus de 50 personnes. Les instances nationales du MEDEF font de leur côté du lobbying auprès des pouvoirs politiques pour modifier cette loi.
Celle-ci va, hélas, à l’encontre du jeu collectif.
JVE 2011 – Comment joue-t-on collectif dans le financement des entreprises ?
Banques, Business Angel, SCOP,
réseau entreprendre, médiateur du crédit, P2RI,FSI, actionnariat salarié ?
On a sur le faire en temps de crise, pourquoi ne pas continuer ?
Youna Le Bour Feillard, gérante de LB Avocats, avocate, est spécialiste des opérations de haut bilan. Elle nous présente les intervenants de l’atelier.
Comment joue-t-on collectif dans le financement des entreprises ?
La Banque de France a plusieurs missions : mise en circulation de la monnaie fiduciaire, suivi de l’économie par des enquêtes annuelles, contrôle du surendettement des ménages et cotation des entreprises.
La cotation des entreprises peut nous apparaître non collective car elle s’adresse avant tout au dirigeant l’entreprise. En réalité elle l’est. Elle vise à réduire le risque des banquiers et des partenaires et donc à favoriser les partenariats pour accompagner des projets de développement économique.
> Anne Guichard En ce qui concerne le fond d’investissement, si le capital-risque est plus souple, il n’y a pas d’obligation à court terme.
Ouest croissance joue collectif, elle est en effet associée à 3 banques populaires. Nous travaillons en équipe et accompagnons les entreprises dans leurs projets de développement et de transmission : par conséquent nous jouons collectif.
II y a toujours plusieurs intervenants dans ces projets aux côtés du chef d’entreprise, qui savent jouer collectif. Nous sommes dans la « même barque » que le dirigeant.
Youna Le Bour Feillard, relance :
« S’il y a crise, êtes- vous capable de remettre de l’argent ? »
Anne Guichard précise: il faut distinguer deux situations de crise : la crise conjoncturelle d’une entreprise qui n’a pas encore souffert et la crise structurelle d’une entreprise ayant déjà souffert.
Nous ne pouvons pas soutenir toutes les entreprises. Toutefois, nous avons davantage de dossiers avec le FSI (Fonds stratégique d’investissement). II est une frontière entre l’investissement « private equity » et l’État.
II a su jouer collectif pour consolider une branche d’entreprise.
Le choix de gouvernance de Bruno Hug de Larauze pour son entreprise fut celui de la SCOP (société coopérative et participative, anciennement société coopérative ouvrière de production).
Elle bénéficie d’une gouvernance démocratique. Les résultats et les réserves sont impartageables. De ce fait, elles ont des fonds propres meilleurs que les entreprises traditionnelles, ce qui favorise la pérennité des emplois et le développement de I’entreprise. Hormis deux ou trois cas médiatiques de fiasco de Scop, comme celui de Manufrance, la plupart d’entres elles affichent des résultats à un niveau identique des entreprises classiques.
Elles sont plus de 3000 en France. Au niveau européen, les entreprises de ce type, en Espagne, sont les seules à avoir eu de la croissance lors de la crise financière. Ses salariés y sont en effet associés majoritaires et détiennent au moins 51 % du capital.
C’est plus difficile à gérer qu’une entreprise à gouvernance classique, mais c’est une forme de management qui illustre bien le « jouons collectif ».
On a su le faire en temps de crise, pourquoi ne pas continuer ?
Lorsqu’un dirigeant a un véritable projet, Ouest Croissance joue le jeu, en entrant au capital de I’entreprise, aux côtés d’un autre fonds, et avec l’intervention d’OSEO.
Nous sommes prudents avec ceux qui ont une vision purement fiscale et qui font leur « TRI » (taux de rendement interne) à l’entrée. Ils font leur retour sur investissement au moyen du gain fiscal.
> Bruno Hug de LarauzeAu-delà de l’argent, ce qui est important c’est l’accompagnement du dirigeant. Les sociétés reprises en LBO (Leverage Buy Out) ont de meilleurs résultats que leurs concurrents sur le même marché.II y a des sociétés qui font des LBO et qui sont remarquablement structurées. II faut bien prévoir sa « sortie » et éviter d’être trop gourmand. II faut privilégier le projet du dirigeant. Bien souvent l’entrepreneur a tendance à devenir gestionnaire de patrimoine.
Sur un plan statistique, la crise n’a pas toujours facilité les choses pour les entreprises sous LBO.
Que pensez-vous de la prime salariale obligatoire en cas de versement de dividendes?
De l’avis de tous les intervenants, ce projet de loi fait l’unanimité contre lui. L’ensemble des partenaires sociaux, employeurs et salariés, y sont opposés. Cette mesure est mise en place par le pouvoir politique pour contrer les excès de certaines grandes entreprises du CAC 40.
Celles-ci ne sont qu’une minorité par rapport aux multiples PME qui couvrent le territoire. Cette mesure ne favorisera qu’une minorité des salariés, travaillant dans des entreprises de plus de 50 personnes. Les instances nationales du MEDEF font de leur côté du lobbying auprès des pouvoirs politiques pour modifier cette loi.
Celle-ci va, hélas, à l’encontre du jeu collectif.
Atelier 1 : Inter générationnel : génération Y, Z, senior - Atelier 2 : Les réseau sociaux internes – Atelier 3 : Les entreprises entre elles - Atelier 4 : Enseignement et recherche/entreprise – Atelier 5 : Entreprises et lien social du territoire – Conférence plénière : Jouer collectif relève-t-il de la morale ou de l’intérêt ?