« En 2012, les chefs d’entreprise seront combatifs.»
› Un MEDEF Loire-Atlantique en mouvement
Il est heureux d’annoncer qu’une nouvelle organisation se met en place et que des résultats sont attendus dès cette année « déjà des signaux ne trompent pas comme le nombre croissant d’entrepreneurs de la nouvelle génération qui acceptent de nous rejoindre, bénévolement, dans les actions que nous menons pour la défense des entreprises ainsi que dans l’image positive du MEDEF que nous souhaitons donner. Le militantisme patronal est bien présent, il faut simplement lui donner envie de s’exprimer. »
› Une situation économique et sociale qui se dégrade
Yann Rolland poursuit en confiant son appréhension pour l’année 2012 « je fais partie de ceux qui pensent que les conditions économiques et sociales vont se dégrader dans les mois qui viennent.
Comment rembourser une dette de 1 700 Md€ avec une croissance près de 0%. Désormais, avec la perte du triple A, les agences de notation imposent de ne plus dépenser plus que la richesse que nous créons. »
Il déplore la perte de souveraineté de la France « le pays est subordonné aux marchés financiers » et rappelle que « depuis 30 ans notre fameux modèle français a financé la démocratie et la protection sociale avec de la dette. »
Concernant l’activité du secteur privé, le président du MEDEF Loire-Atlantique regrette que depuis 10 ans la culture du travail et la prise de risques soient abandonnées avec pour résultat « la compétitivité des entreprises françaises n’a cessé de se dégrader » et que dans ces conditions « les politiques de relance de la consommation soient profitables aux produits importés des pays émergents qui creusent notre déficit commercial. »
Il précise que sur le plan politique « nous vivons un tournant historique puisqu’il ne sera plus possible de financer des promesses démagogiques avec de la dette. »
› Un avenir incertain
« S’il faut souhaiter l’application stricte de l’accord du 9 décembre sur la gouvernance économique européenne, avec les sanctions automatiques en cas de dérive budgétaire, cela constitue également une deuxième perte de souveraineté. Le peuple allemand acceptera de mutualiser les dettes uniquement avec les pays qui feront les mêmes efforts qu’ils ont fait eux-mêmes depuis plus de 10 ans.»
En outre, le président du MEDEF 44 pense que des « nouveaux plans de réduction des dépenses seront nécessaires » avec pour conséquence des baisses d’activité dans certains secteurs, une augmentation prévisible du chômage et sans doute la nécessité de travailler plus.
Pour Yann Rolland, il existe un troisième risque sérieux de perte de souveraineté « les pays émergents manifestent à l’Europe leur impatience à mettre en place des solutions de redressement. Le rapport de subordination avec ces pays s’est déjà inversé. »
De plus, il se dit préoccupé par d’autres sujets d’actualité tels que « le réchauffement climatique qui n’est pas maîtrisé, le financement du quatrième âge sans solution pour les 20 ans à venir et la perte de confiance des jeunes Français dans l’avenir et envers les politiques. »
› Des ressources cependant
Le président du MEDEF 44 détaille « les atouts fondamentaux dont nous pouvons être fiers » :
- une démographie dynamique,
- les infrastructures de transport,
- la créativité des Français,
- leur capacité d’adaptation,
- la politique de crédit impôt recherche (CIR) et d’IRT,
- les nouvelles technologies,
- la qualité de vie « à la française ».
Mais Yann Rolland juge que cela ne sera pas suffisant « je pense que notre pays va vivre un changement de paradigme, sans doute douloureux pour certains ».
› Les propositions du MEDEF national pour la compétitivité des entreprises
Pour rendre « notre économie plus compétitive et plus éthique », le MEDEF prend de nombreuses initiatives.
Yann Rolland en cite trois parmi les plus pertinentes :
- l’emploi des jeunes, combat prioritaire pour le MEDEF avec 4 accords signés en 2011 :
– l’accès à l’emploi avec un accompagnement individuel renforcé pour aider 90 000 jeunes à trouver leur premier emploi,
– l’accès au logement (en adaptant les contraintes de coût, de durée de location et de garantie à fournir),
– l’accès aux formations en alternance et aux stages en entreprise (pour sécuriser leur parcours professionnel,- l’entrée dans l’emploi (mesures pour faciliter l’intégration des jeunes dans l’entreprise).
- les 8 mesures pour soutenir les TPE, PME et ETI,
- et le pacte fiscal et social du MEDEF.
Il met en avant l’action de Laurence Parisot dans les médias pour la défense du pacte fiscal et social et ajoute que « certaines de ces préconisations avaient déjà été émises dans les travaux des commissions du MEDEF 44 . »
› Un voeu à l’attention des politiques
Yann Rolland encourage la Région à poursuivre son action d’accompagnement des entreprises (P2RI ou le fonds d’amorçage), mais demande aux collectivités locales de mettre fin à l’augmentation des charges de fonctionnement et à l’inflation de la fiscalité locale sous toutes ses formes. Dans les circonstances à venir, il appelle, comme en 2008, à la souplesse des services de l’Etat.
› Assurer l’employabilité de nos salariés
Yann Rolland termine par un voeu plus personnel « que nos collaborateurs ne soient pas les premières victimes de restructurations éventuelles. Nous avons la responsabilité d’assurer un climat de bienveillance à l’égard de chaque femme et homme qui a contribué et qui contribue au développement de nos entreprises, en particulier en veillant, par anticipation à leur employabilité. »
Enfin, Yann Rolland conclut qu’en cette période économique difficile,
« il est de la responsabilité des chefs d’entreprise de ne pas se plaindre, et plus que jamais nous mobiliser quels que soient les obstacles, en veillant à créer de la valeur, source de vrais emplois. »
Discours de Yann rolland Voeux 2012
« En 2012, les chefs d’entreprise seront combatifs.»
› Un MEDEF Loire-Atlantique en mouvement
Il est heureux d’annoncer qu’une nouvelle organisation se met en place et que des résultats sont attendus dès cette année « déjà des signaux ne trompent pas comme le nombre croissant d’entrepreneurs de la nouvelle génération qui acceptent de nous rejoindre, bénévolement, dans les actions que nous menons pour la défense des entreprises ainsi que dans l’image positive du MEDEF que nous souhaitons donner. Le militantisme patronal est bien présent, il faut simplement lui donner envie de s’exprimer. »
› Une situation économique et sociale qui se dégrade
Yann Rolland poursuit en confiant son appréhension pour l’année 2012 « je fais partie de ceux qui pensent que les conditions économiques et sociales vont se dégrader dans les mois qui viennent.
Comment rembourser une dette de 1 700 Md€ avec une croissance près de 0%. Désormais, avec la perte du triple A, les agences de notation imposent de ne plus dépenser plus que la richesse que nous créons. »
Il déplore la perte de souveraineté de la France « le pays est subordonné aux marchés financiers » et rappelle que « depuis 30 ans notre fameux modèle français a financé la démocratie et la protection sociale avec de la dette. »
Concernant l’activité du secteur privé, le président du MEDEF Loire-Atlantique regrette que depuis 10 ans la culture du travail et la prise de risques soient abandonnées avec pour résultat « la compétitivité des entreprises françaises n’a cessé de se dégrader » et que dans ces conditions « les politiques de relance de la consommation soient profitables aux produits importés des pays émergents qui creusent notre déficit commercial. »
Il précise que sur le plan politique « nous vivons un tournant historique puisqu’il ne sera plus possible de financer des promesses démagogiques avec de la dette. »
› Un avenir incertain
« S’il faut souhaiter l’application stricte de l’accord du 9 décembre sur la gouvernance économique européenne, avec les sanctions automatiques en cas de dérive budgétaire, cela constitue également une deuxième perte de souveraineté. Le peuple allemand acceptera de mutualiser les dettes uniquement avec les pays qui feront les mêmes efforts qu’ils ont fait eux-mêmes depuis plus de 10 ans.»
En outre, le président du MEDEF 44 pense que des « nouveaux plans de réduction des dépenses seront nécessaires » avec pour conséquence des baisses d’activité dans certains secteurs, une augmentation prévisible du chômage et sans doute la nécessité de travailler plus.
Pour Yann Rolland, il existe un troisième risque sérieux de perte de souveraineté « les pays émergents manifestent à l’Europe leur impatience à mettre en place des solutions de redressement. Le rapport de subordination avec ces pays s’est déjà inversé. »
De plus, il se dit préoccupé par d’autres sujets d’actualité tels que « le réchauffement climatique qui n’est pas maîtrisé, le financement du quatrième âge sans solution pour les 20 ans à venir et la perte de confiance des jeunes Français dans l’avenir et envers les politiques. »
› Des ressources cependant
Le président du MEDEF 44 détaille « les atouts fondamentaux dont nous pouvons être fiers » :
Mais Yann Rolland juge que cela ne sera pas suffisant « je pense que notre pays va vivre un changement de paradigme, sans doute douloureux pour certains ».
› Les propositions du MEDEF national pour la compétitivité des entreprises
Pour rendre « notre économie plus compétitive et plus éthique », le MEDEF prend de nombreuses initiatives.
Yann Rolland en cite trois parmi les plus pertinentes :
– l’accès à l’emploi avec un accompagnement individuel renforcé pour aider 90 000 jeunes à trouver leur premier emploi,
– l’accès au logement (en adaptant les contraintes de coût, de durée de location et de garantie à fournir),
– l’accès aux formations en alternance et aux stages en entreprise (pour sécuriser leur parcours professionnel,- l’entrée dans l’emploi (mesures pour faciliter l’intégration des jeunes dans l’entreprise).
Il met en avant l’action de Laurence Parisot dans les médias pour la défense du pacte fiscal et social et ajoute que « certaines de ces préconisations avaient déjà été émises dans les travaux des commissions du MEDEF 44 . »
› Un voeu à l’attention des politiques
Yann Rolland encourage la Région à poursuivre son action d’accompagnement des entreprises (P2RI ou le fonds d’amorçage), mais demande aux collectivités locales de mettre fin à l’augmentation des charges de fonctionnement et à l’inflation de la fiscalité locale sous toutes ses formes. Dans les circonstances à venir, il appelle, comme en 2008, à la souplesse des services de l’Etat.
› Assurer l’employabilité de nos salariés
Yann Rolland termine par un voeu plus personnel « que nos collaborateurs ne soient pas les premières victimes de restructurations éventuelles. Nous avons la responsabilité d’assurer un climat de bienveillance à l’égard de chaque femme et homme qui a contribué et qui contribue au développement de nos entreprises, en particulier en veillant, par anticipation à leur employabilité. »
Enfin, Yann Rolland conclut qu’en cette période économique difficile,
« il est de la responsabilité des chefs d’entreprise de ne pas se plaindre, et plus que jamais nous mobiliser quels que soient les obstacles, en veillant à créer de la valeur, source de vrais emplois. »