Paroles d’adhérents DES SOLUTIONS CONCRETES POUR AMELIORER LA COMPETITIVITÉ DES ENTREPRISES

5 avril 2017, Commentaires Commentaires fermés sur Paroles d’adhérents DES SOLUTIONS CONCRETES POUR AMELIORER LA COMPETITIVITÉ DES ENTREPRISES

Lors de sa visite en Loire-Atlantique, Pierre Gattaz incitait les chefs d’entreprise à exprimer leurs problèmes et leurs idées. Quelques adhérents ont joué le jeu et proposé leurs solutions ; les voici.

En 3 mots…

 

Problèmes / Freins
Solutions
• Trop peu de dialogue social

 

• Rendre l’adhésion à un syndicat obligatoire aux salariés (et aux entreprises ?)
• Charges sociales trop lourdes qui pénalisent la compétitivité des entreprises • Santé, chômage et politique familiale reprises par l’Etat                                                
• Manque d’activité pour les PME • Part des commandes publiques réservée aux PME
• Manque d’activité • Donner du pouvoir d’achat aux salariés en enlevant leur part de charges sociales
• Code du travail pénalisant l’emploi • Le ramener à 100 pages maxi
• Image des entrepreneurs peu valorisée dans la société • Reconnaître les succès, accepter les échecs, accepter l’enrichissement, et mettre en place un chômage pour ceux qui échouent.
• Le France a fait le choix de la mutualisation des coûts pour ses citoyens (maladie, retraite, aide sociale, etc.). or, de très nombreux évènements – qui ne dépendent pas de l’entreprise – ne sont pas ou pas totalement mutualisés et entrainent une charge financière lourde et imprévisible pour elle : par exemple, complément de salaires en cas d’arrêt maladie à charge des entreprises (alors que celles-ci cotisent pour que ce risque soit mutualisé via les versements fait à l’URSSAF), paiement des congés payés par l’entreprise pendant les congés maternité ou les arrêts pour accidents du travail, paiement par l’entreprise des jours fériés non travaillés et des congés spéciaux, paiement d’une indemnité en cas d’inaptitude professionnelle du salarié, etc. Tout cela représente un coût énorme qui pèse lourdement sur la compétitivité des entreprises. • Tous les risques et coûts ne relevant pas de la responsabilité des entreprises (notamment les couts relatifs à la santé des salariés, à la maternité ou aux évènements personnels) devraient être mutualisés et couverts par les organismes (CPAM, CAF, etc.)
• Problème d’adéquation entre le système éducatif et les besoins en entreprise • Rapprocher l’enseignement des besoins du marché du travail pour offrir des débouchés aux élèves et étudiants qui arrivent sur le marché du travail.
• Le CIR fonctionne bien, mais l’innovation reste très coûteuse pour des entreprises de taille moyenne qui ont moins de possibilités d’optimiser leur pression fiscale que les grands groupes. • Renforcer le CIR à 50% des dépenses pour les PME et ETI, au lieu des 30% actuels.
• Le système actuel du CIR pénalise en fait les entreprises qui investissent beaucoup en innovation ou sont en difficulté. Il faut au contraire les encourager. • Nous demandons également que les crédits d’impôt (CIR, CICE, etc) sur une année donnée soient remboursés en « cash » au plus tard le 31 décembre de l’année N+2 pour le solde qui n’aurait pas pu être imputé sur l’impôt des années N et N+1.
• L’actuelle réforme de la pénibilité a un objectif louable, mais elle est beaucoup trop complexe à mettre en œuvre. Celle-ci donne une mauvaise image de l’industrie française et est susceptible de détruire progressivement la majeure partie des emplois industriels. Il faut la supprimer. • À la place, proposer des mesures d’encouragement à la prévention, par des incitations financières liées aux dépenses de sécurité et d’aménagement des postes de travail qui seraient supérieures aux obligations légales. Cela encouragerait l’amélioration constante des conditions de travail.
• Pour stimuler significativement la capacité des entreprises à investir en France • Créer un crédit d’impôt égal à 10% des investissements réalisés en France. 
• Dans bien des cas, les entreprises ont du mal à trouver des formations adéquates qui correspondent à leurs métiers et doivent se substituer à l’Etat pour créer des formations adaptées. • Proposer que les coûts des formations mises en place par les entreprises sur les métiers pour lesquels l’Etat ne propose pas de formations adaptées soient mieux financés, voire intégralement pris en charge sur les budgets de la formation professionnelle.