Portzamparc – Société de Bourse

La réunion débute par la présentation des nouveaux adhérents : ce sont 15 entreprises ce mois-ci qui rejoignent le MEDEF 44. Dans le cadre du partenariat avec la Maison de l’emploi, 5 candidats de profils variés sont présentés à l’assistance, un gisement d’opportunités pour tous !

Parcours d’entrepreneurs

C’est au tour de Philippe de Portzamparc d’accueillir ce point rencontre du mois d’octobre, dans les insolites locaux de sa société. Ancien bâtiment industriel restauré, le lieu a hébergé différentes activités depuis 150 ans, de la fabrication de locomotives à un musée de maquettes, en passant par la papeterie ! Plus jeune agent de change de France à l’âge de 32 ans, et après un parcours bancaire, Philippe de Portzamparc a créé et dirigé la Société de Bourse Portzamparc ; 75 personnes y travaillent au service de trois types de clients : particuliers, entreprises, institutionnels, pour les aider avec professionnalisme à investir sur les marchés.

Administrateur au MEDEF 44, Philippe de Portzamparc est également coordinateur national des cinq places financières françaises (hors Paris). Ce qui lui importe dans cette mission est, au sein de ce marché mondialisé, de pouvoir porter à l’échelon national ou européen la voix de l’économie locale, d’oeuvrer pour que les marchés financiers jouent leur rôle : financer l’économie et non enrichir les spéculateurs.

L’actualité économique
(Yann Rolland)

La situation économique en Europe : l’équation consistant à rembourser un déficit de 1 600 Mrd euros avec un taux de croissance de 1,5%, ne fonctionne plus.

L’Europe possède une monnaie unique, mais souffre de manquer d’une gouvernance unique. Malgré tout, nos gouvernants (France et Allemagne) s’activent et ont créé le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF). Mais c’est l’Allemagne qui va « injecter » la plus grosse partie et cela pose un problème de souveraineté nationale, avec un risque de perte progressive de notre indépendance.

Face à cette situation, le MEDEF, s’inspirant de l’exemple du Canada et de la Suède, préconise de réduire les dépenses, de passer à l’acte 2 de la RGPP (révision générale des politiques publiques), de développer des partenariats public / privé, d’interdire tout déficit structurel pour financer les dépenses courantes de l’État, mais aussi, de réformer le financement de la protection sociale, avec un gel de certaines prestations sociales et une évolution vers un marché du travail plus flexible.

Un séminaire de travail du bureau du MEDEF 44 a permis de dresser un bilan des points positifs : montée en puissance des points rencontres, succès de l’événement du Jules Verne, bon fonctionnement des cinq commissions, visibilité accrue dans les médias locaux, qualité des services proposés aux adhérents. Ce séminaire a permis également d’établir une feuille de route prévoyant une meilleure planification et une meilleure communication pour accroître l’influence du MEDEF.

Yann Rolland tient par ailleurs à souligner tout le travail effectué sur l’agenda social par l’équipe MEDEF national au long des deux semestres 2011, le tout assorti d’un vrai dialogue avec les partenaires sociaux et les représentants de l’État.

Dernier point : le renouvellement des présidences, vice-présidences et commissions dans les organismes de sécurité sociale (URSSAF, CARSAT, CAF). A compter du 1er janvier 2012, les décisions concernant l’URSSAF se prendront au niveau régional. Il est donc important d’être vigilant sur la représentation des employeurs au niveau de la commission de recours amiable.

Qu’arrive-t-il au monde financier?
(Ph. De Portzamparc et Pascal Boitteau)

Il y a peu de temps, nous avons subi les « subprimes ». Nous voilà à nouveau dans une grave crise financière. Celle-ci a, toutefois, le mérite de nous faire prendre conscience qu’il est grand temps de prendre le problème « à bras le corps ». Il apparaît nécessaire de proposer une orientation de l’investissement, de s’éloigner du CAC 40 et d’investir dans les PME. Il faut donner un sens économique, une orientation responsable à notre épargne.

Pascal Boitteau, en prenant appui sur de nombreux graphiques projetés sur écran, développe et commente tout ce qui relève de la crise des États, de la crise de la dette, et des difficultés des entreprises.

La dégradation de la note de l’Italie par Standard and Poor’s, il y a 15 jours, démontre l’incapacité des dirigeants à prendre des mesures structurelles pour réduire l’endettement des Etats. Les marchés sanctionnent cette situation. Pascal Boitteau conclut en indiquant que l’on a « brûlé toutes nos cartouches», et qu’il faut changer de modèle, car la relance par la consommation ne suffit plus, ne fonctionne plus.

10 propositions pour les candidats à l’élection présidentielle 2012

Elles sont présentées par Philippe de Portzamparc et Hubert de Boisredon, (PDG d’Armor) qui ont présidé la commission chargée de les formuler (à retrouver sur le site internet du MEDEF 44 et sur le numéro précédent d’Entreprises 44). Le débat qui suit leur présentation est le reflet des discussions de la commission et du caractère audacieux et courageux de ce texte.