s’est déroulée la 3e édition du salon du milieu protégé.
A cette occasion, les entreprises d’insertion et des GEIQ ont occupé de nombreux stands.
380 visiteurs ont découvert la palette de produits et services offerts aux entreprises par ces structures.
Des conférences présentant leurs activités ont rythmé l’après-midi.
De plus en plus d’entreprises s’engagent aujourd’hui dans une démarche de développement durable consistant à intégrer à leurs pratiques et à leurs stratégies des préoccupations sociales et environnementales. Nouer des relations efficaces avec les structures présentes sur le salon permet de s’engager dans une démarche de responsabilité sociétale, valorise l’image de l’entreprise, motive et fidélise les collaborateurs.
Le milieu protégé
La loi sur le handicap, en instaurant une équivalence entre les contrats passés avec les établissements de travail protégé et l’embauche directe de travailleurs handicapés, permet aux entreprises de s’acquitter d’une partie de leur obligation d’emploi en passant des marchés avec le secteur protégé.
Selon une étude publiée par la DRTEFP en décembre 2008, dans notre région, un peu plus d’un établissement sur cinq remplit son obligation légale d’embauche de personnes handicapées en ayant uniquement recours à l’emploi direct. Dans 72% des cas, ce sont des petits établissements de moins de 50 salariés du secteur tertiaire.
Pour les autres, plusieurs modalités, fusionnables ou non, peuvent être mises en oeuvre.
On trouve ainsi à hauteur de 10% une combinaison entre emploi direct et signature de contrats de fournitures et de soustraitance avec des entreprises adaptées EA (ex-ateliers protégés), des établissements ou services d’aide par le travail adapté ESAT (ex-ateliers protégés) ou des centres de distribution de travail à domicile CDTD. Le quart des établissements de 50 à 100 salariés y ont recours.
A hauteur de 13 %, on voit une utilisation de « emploi, contrats et contribution » à l’Agefiph, et, essentiellement dans l’industrie, à hauteur de 9 % « contrats et contribution.»
Si l’on calcule, selon la loi du 11 février 2005, l’obligation légale de 6 % sur les effectifs des établissements assujettis de la région, ce sont 25 775 bénéficiaires qui devaient être employés en 2006. Les 14 200 personnes recrutées en emploi direct représentent donc 55 % de ces bénéficiaires potentiellement employables. Les autres modalités proposées aux établissements pour remplir leur obligation viennent diminuer le nombre de bénéficiaires potentiels. Ainsi le recours à la signature de contrats de fourniture, de sous-traitance ou la mise à disposition de travailleurs handicapés par les structures spécialisées, représente environ 1 600 personnes. C’est dire l’importance accordée à ce salon pour faciliter la mise en relation des milieux dits ordinaire et protégé et leur permettre, en mieux se connaissant, de passer des contrats.
Les entreprises d’insertion par l’activité économique
Les EI sont des entreprises de production de biens ou de services, se situant dans le secteur concurrentiel marchand, mais dont la finalité est avant tout sociale : accueillir et accompagner des personnes en situation d’exclusion pour construire et finaliser avec elles un parcours personnalisé de requalification sociale et professionnelle, fondé sur la mise en situation de travail, véritable passerelle vers une intégration durable, l’autonomie et la citoyenneté.
Inscrites dans le champ concurrentiel, elles assument toutes les contraintes et les devoirs inhérents à la forme entrepreneuriale, que ce soit en terme de respect du droit des salariés (contrat de travail, niveau de salaire, application des conventions collectives, représentation du personnel, etc.) ou du respect des règles de la concurrence, et ce, quel que soit le secteur d’activité.
Chaque entreprise d’insertion doit signer une convention avec l’Etat qui lui permet de bénéficier d’une aide au poste pour chaque poste en insertion et l’engage à mettre en oeuvre l’accompagnement social et professionnel nécessaire à la réalisation de son projet social. Bien que percevant cette aide, les EI rapportent plus à la collectivité qu’elles ne lui coûtent.
Elles peuvent opérer sous statut associatif (loi 1901) ou sous statut commercial (SARL, SA, SAS, SCOP, etc…). Actuellement, 52 % des EI et 65 % des ETTI (entreprise de travail temporaire d’insertion) sont sous statut commercial.
Les GEIQ, Groupements d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification
Les GEIQ regroupent des entreprises qui, pour résoudre leurs problèmes de recrutement, parient sur le potentiel des personnes en difficultés d’accès à l’emploi. Ils embauchent en contrat de qualification des publics spécifiques (jeunes sans qualification, demandeurs d’emploi longue durée, bénéficiaires du RMI, etc.), puis les mettent à disposition près des entreprises adhérentes. L’accompagnement social et professionnel, l’adaptation de la formation aux besoins des entreprises et des salariés, la médiation entre tuteurs, salariés et organismes de formation font réussir des contrats en alternance qui, sans le GEIQ, auraient échoué. Ils rendent ainsi accessibles les contrats en alternance à des publics que les entreprises n’auraient pu embaucher « en direct ».
Les clauses d’insertion sociales sont souvent vécues par les entreprises comme une contrainte supplémentaire. En adhérant à un GEIQ, elles peuvent non seulement se faciliter l’accès aux marchés publics mais également en profiter pour recruter de futurs salariés. Dans 70 % des cas, en effet, la démarche s’avère concluante et la collaboration dure beaucoup plus longtemps qu’une clause ou qu’un marché.
Annuaire 2009 Un annuaire a été actualisé.
Il répertorie tous les ESAT, entreprises adaptées, entreprises d’insertion et GEIQ du département.
Sont, notamment, déclinés : localisation, coordonnées, produits et services proposés.
Salon du Milieu protégé
des entreprises d’insertion et des GEIQ
Le 18 juin 2009, sur le site d’Airbus Nantes,
s’est déroulée la 3e édition du salon du milieu protégé.
A cette occasion, les entreprises d’insertion et des GEIQ ont occupé de nombreux stands.
380 visiteurs ont découvert la palette de produits et services offerts aux entreprises par ces structures.
Des conférences présentant leurs activités ont rythmé l’après-midi.
De plus en plus d’entreprises s’engagent aujourd’hui dans une démarche de développement durable consistant à intégrer à leurs pratiques et à leurs stratégies des préoccupations sociales et environnementales. Nouer des relations efficaces avec les structures présentes sur le salon permet de s’engager dans une démarche de responsabilité sociétale, valorise l’image de l’entreprise, motive et fidélise les collaborateurs.
Le milieu protégé
La loi sur le handicap, en instaurant une équivalence entre les contrats passés avec les établissements de travail protégé et l’embauche directe de travailleurs handicapés, permet aux entreprises de s’acquitter d’une partie de leur obligation d’emploi en passant des marchés avec le secteur protégé.
Selon une étude publiée par la DRTEFP en décembre 2008, dans notre région, un peu plus d’un établissement sur cinq remplit son obligation légale d’embauche de personnes handicapées en ayant uniquement recours à l’emploi direct. Dans 72% des cas, ce sont des petits établissements de moins de 50 salariés du secteur tertiaire.
Pour les autres, plusieurs modalités, fusionnables ou non, peuvent être mises en oeuvre.
On trouve ainsi à hauteur de 10% une combinaison entre emploi direct et signature de contrats de fournitures et de soustraitance avec des entreprises adaptées EA (ex-ateliers protégés), des établissements ou services d’aide par le travail adapté ESAT (ex-ateliers protégés) ou des centres de distribution de travail à domicile CDTD. Le quart des établissements de 50 à 100 salariés y ont recours.
A hauteur de 13 %, on voit une utilisation de « emploi, contrats et contribution » à l’Agefiph, et, essentiellement dans l’industrie, à hauteur de 9 % « contrats et contribution.»
Si l’on calcule, selon la loi du 11 février 2005, l’obligation légale de 6 % sur les effectifs des établissements assujettis de la région, ce sont 25 775 bénéficiaires qui devaient être employés en 2006. Les 14 200 personnes recrutées en emploi direct représentent donc 55 % de ces bénéficiaires potentiellement employables. Les autres modalités proposées aux établissements pour remplir leur obligation viennent diminuer le nombre de bénéficiaires potentiels. Ainsi le recours à la signature de contrats de fourniture, de sous-traitance ou la mise à disposition de travailleurs handicapés par les structures spécialisées, représente environ 1 600 personnes. C’est dire l’importance accordée à ce salon pour faciliter la mise en relation des milieux dits ordinaire et protégé et leur permettre, en mieux se connaissant, de passer des contrats.
Les entreprises d’insertion par l’activité économique
Les EI sont des entreprises de production de biens ou de services, se situant dans le secteur concurrentiel marchand, mais dont la finalité est avant tout sociale : accueillir et accompagner des personnes en situation d’exclusion pour construire et finaliser avec elles un parcours personnalisé de requalification sociale et professionnelle, fondé sur la mise en situation de travail, véritable passerelle vers une intégration durable, l’autonomie et la citoyenneté.
Inscrites dans le champ concurrentiel, elles assument toutes les contraintes et les devoirs inhérents à la forme entrepreneuriale, que ce soit en terme de respect du droit des salariés (contrat de travail, niveau de salaire, application des conventions collectives, représentation du personnel, etc.) ou du respect des règles de la concurrence, et ce, quel que soit le secteur d’activité.
Chaque entreprise d’insertion doit signer une convention avec l’Etat qui lui permet de bénéficier d’une aide au poste pour chaque poste en insertion et l’engage à mettre en oeuvre l’accompagnement social et professionnel nécessaire à la réalisation de son projet social. Bien que percevant cette aide, les EI rapportent plus à la collectivité qu’elles ne lui coûtent.
Elles peuvent opérer sous statut associatif (loi 1901) ou sous statut commercial (SARL, SA, SAS, SCOP, etc…). Actuellement, 52 % des EI et 65 % des ETTI (entreprise de travail temporaire d’insertion) sont sous statut commercial.
Les GEIQ, Groupements d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification
Les GEIQ regroupent des entreprises qui, pour résoudre leurs problèmes de recrutement, parient sur le potentiel des personnes en difficultés d’accès à l’emploi. Ils embauchent en contrat de qualification des publics spécifiques (jeunes sans qualification, demandeurs d’emploi longue durée, bénéficiaires du RMI, etc.), puis les mettent à disposition près des entreprises adhérentes. L’accompagnement social et professionnel, l’adaptation de la formation aux besoins des entreprises et des salariés, la médiation entre tuteurs, salariés et organismes de formation font réussir des contrats en alternance qui, sans le GEIQ, auraient échoué. Ils rendent ainsi accessibles les contrats en alternance à des publics que les entreprises n’auraient pu embaucher « en direct ».
Les clauses d’insertion sociales sont souvent vécues par les entreprises comme une contrainte supplémentaire. En adhérant à un GEIQ, elles peuvent non seulement se faciliter l’accès aux marchés publics mais également en profiter pour recruter de futurs salariés. Dans 70 % des cas, en effet, la démarche s’avère concluante et la collaboration dure beaucoup plus longtemps qu’une clause ou qu’un marché.
Annuaire 2009
Un annuaire a été actualisé.
Il répertorie tous les ESAT, entreprises adaptées, entreprises d’insertion et GEIQ du département.
Sont, notamment, déclinés : localisation, coordonnées, produits et services proposés.
Télécharger l’annuaire du MILIEU PROTEGE 2009